Covid-19 : Pourquoi l'hécatombe n'aura pas lieu en Afrique?
Covid-19 : Pourquoi l'hécatombe n'aura pas lieu en Afrique?
opera.com14h
Depuis le mois de décembre 2019, le monde fait face à une crise sanitaire liée au coronavirus. Si pour l’heure l’Afrique semble manifester une résistance naturelle, des personnes annonce un désastre humain dans les jours à venir. À l’analyse, ce désastre n’arrivera pas.
Le coronavirus impose une crise sanitaire au Monde. Aujourd’hui, plus de 1.5 millions de personnes sont contaminées et plus de 88 000 décès sont enregistrés. L’Afrique n’échappe pas à cette réalité. Cependant, contrairement aux messages qui annoncent un désastre humain sur le continent noir, il est quasi-impossible que l’Afrique atteigne des nombres de morts élevés comme en Italie, en France ou en Italie.
Loin du fétichisme des chiffres, et de l’horreur qu’impose le décompte macabre de morts sur les chaînes de télévision, une petite analyse permet de se rendre compte de l’évidence. L'Afrique sortira victorieuse de cette crise.
Déjà, on n’est pas obligés de faire de longues études pour se rendre compte que le coronavirus est simplement une forme de grippe sévère. Le problème, c’est qu’elle est beaucoup plus contagieuse que la grippe habituelle. Or, le monde occidental a toujours souffert de la grippe.
En effet, plusieurs épidémies de grippe ont été recensées dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique notamment la grippe espagnole qui a fait entre 50 et 70 millions de morts de 1918 à 1919. Aussi, selon l’Organisation mondiale de la Santé, chaque année plus de 60 000 personnes décèdent de grippe saisonnière en Europe. Il est donc clair que dans cette partie du monde, la grippe est un véritable problème de santé publique. Seulement, du fait de sa contamination rapide et des échanges plus élevés entre les différentes parties du monde, la maladie s’est rapidement propagée.
Mais toujours est-il qu’il y a un élément important à prendre en compte : la structure de la démographie.
Il est démontré que les épidémies de grippe font plus de dégâts dans les populations de plus de 65 ans. D’ailleurs, selon les estimations du ministère de la Santé publique de France, 90 % des décès sont enregistré dans cette frange de la population.
Or, dans les pays d’Afrique, principalement en Afrique subsaharienne, l’espérance de vie atteint difficilement les 60 ans, cependant dans des pays comme la France, elle est au-delà de 80 ans.
(Pyramide des âges de la France en 2012)
Aussi, les personnes très âgées en Afrique sont généralement retranchées dans les campagnes du fait des conditions de vie difficiles dans les grandes villes. Or, pour l’instant, les foyers de la maladie en Afrique sont les grandes villes. Ainsi, pour avoir des millions et des millions de morts en Afrique comme prétend le Sieur Antonio Guterres, il faut une infection très élevée dans la proportion de population de plus de 65 ans. Chose qui est assez difficile.
En Côte d'Ivoire par exemple, selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, le pays compte à peine 575. 987 personnes âgées de 65 ans et plus. Ce qui représente à peine 2.5 % de la population.
Aussi, notons les pistes de solution en cours d’élaboration.
Même si aujourd’hui aucun médicament officiel n’existe contre le covid-19, dans tous les pays du monde, on note un nombre très important chaque jour. Même dans les pays africains. Au Sénégal par exemple, à la date du 09 avril 2020, sur les 250 cas confirmés, 123 sont guéris. La Côte d'Ivoire quant à elle a enregistré 48 cas de guérisons. Il est donc clair que chaque pays développe des astuces pour soigner les patients. Par conséquent, cette maladie ne constitue pas un passeport pour la mort en dépit des systèmes de santé faible dans les pays.
Aujourd’hui le plus grand challenge qui se présente, c’est comment les gouvernements vont pouvoir briser la chaîne de contamination afin de circonscrire rapidement la maladie pour ne pas qu’on passe d’une crise sanitaire à une crise économique qui pourra déboucher sur une crise sociale.
Sinon, l’apocalypse annoncée par l’Organisation Mondiale de la Santé Ainsi dont le Secrétaire Général de l’ONU n’arrivera jamais.
Il ne faut pas céder à la psychose. L’essentiel, c’est la responsabilité.
L'Afrique développe une résistance naturelle. D'ailleurs, jusqu'à ce jour, c'est à peine 10. 000 personnes qui sont touchées sur le continent noir avec 500 décès. Là où, l'Italie seule totalisé plus de 17 000 morts. Même si la maladie a commencé dans ces pays avant l'Afrique, il est clair que le virus se propage moins rapidement sur le continent africain.
Les gouvernements doivent juste apprendre à gérer la situation avec beaucoup plus de rigueur. Dans le même temps, les pays africains doivent mutualiser leurs forces pour venir à bout de cette maladie.
Les populations quant à elles doivent continuer à soutenir les différents gouvernements en faisant preuve de civisme et de responsabilité. Si les peuples africains s’unissent, d’ici quelques semaines, ce mal ne sera qu’un lointain souvenir.
Jamais l'Afrique n'enregistrera pas des millions et des millions de morts en Afrique tout simplement parce que chaque peuple à ses spécificités au niveau démographique et sanitaire.
Qui vivra verra
Commentaires
Enregistrer un commentaire